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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 1998

From: Michel MONOT  <magui@xxxxxxxx.xxx>
Date: Mon Nov 23, 1998 6:20pm
Subject: Re: participation à la liste


Bonjour,

Nous sommes un peu débordés depuis la création de la liste, mais je n'avais pas oublié votre message, pas plus d'ailleurs que celui relatif aux Entretiens NATHAN, dont je vous remercie..

-----Message d'origine-----
De : ChabrunC@a... ChabrunC@a... À : pedagogie-maitrise@onelist.com pedagogie-maitrise@onelist.com
Date : dimanche 22 novembre 1998 21:01 Objet : [pedagogie-maitrise] participation à la liste

  From: ChabrunC@a...

D'abord, merci à tous pour vos réflexions et vos pratiques. Il est difficile d'avoir un regard sur sa pratique, la lecture des vôtres me le permet. Je travaille en "pédagogie Freinet"   : pour que l'enfant ait sa place dans cette petite société qu"est la classe : - respect de son identité, de son vécu,   de sa parole.... - principes d'entraides et de coopération - mises en place de lieux de paroles servant à la gestion aussi bien des comportements que des projets. - échanges des savoirs - redonner du sens aux apprentissages et   laisser du temps au travail personnel: organiser son travail à l'aide d'un plan qui pourra être rempli plus ou moins par l'enfant ou par moi, selon sa mâturité, ses besoins...., - favoriser les échanges (correspondances, écrits divers ) - évaluation formatrice ......... - accepter que l'enseignant (moi), ne soit pas toujours devant, mais à côté, avec et parfois derrière l'enfant.

Vous avez bien compris que notre approche est partie de FREINET, que nous avons exploré aux alentours par principe,   pour ne pas nous enfermer, fidèles en cela à ce qui fut une constante de sa démarche personnelle, et que nous revenons finalement à son apport propre pour le confirmer et le découvrir encore plus riche que nous n'avions cru.

L'exemple de l'apprentissage vicariant est sur ce point révélateur : un processus tellement simple et courant qu'on ne songe pas à lui donner un nom, mais qui inspire à l'école une certaine méfiance. C'est bon pour les métiers manuels, mais pas pour les apprentissages intellectuels,   ce en quoi on se trompe, mais il fallait le voir.   Il faudrait relire FREINET pour voir, si dans ses nombreuses diatribes contre la scolastique, il n'avait pas avancésur ce point quelque chose de plus précis, fût-ce d'ordre intuitif.

En tout cas, s'il avait connu l'expression, et par là identifié   le concept, il aurait au moins admis qu'il s'agissait là d'un processus naturel s'il en est.

  Je me sens en accord avec l'apprentissage vicariant et je suis convaincue par l'a raison d'être du bilan comme je l'ai lu dans tous les messages. Je pratiquais le bilan comme somme des activités réalisées pendant certaines périodes de la journée et non comme lieu d'échanges de savoirs.

Qui est pourtant   bien dans la logique de Freinet, mais peut être FREINET restait il encore lui même victime de représentations qu'il cherchait pourtant à combattre. Finalement, on pourrait presque dire que la PMEV vous a permis de moduler votre pratique dans un sens plus conforme aux indications de FREINET. C'est curieux, et peut être sigificatif.

  L'enfant dans ses difficultés utilise l'entraide ou mon explication. Je vais donc "institutionnaliser" ce bilan que je vois bien en deux parties, l'une au début de la période de travail personnel et l'autre en fin. Ce qui ne supprimera pas l'entraide et mon accompagnement.

Ce moment de bilan dédoublé est assez souvent utilisé, qui permet de décanter les savoirs acquis la veille.   Nous aurions à étudier de près tous les aspects et toutes les variantes de la PMEV pour voir encore plus clair dans les processus qu'elle met en oeuvre, mais l'action commande : on réfléchit mais on passe vite à l'action. On ne peut pas attendre que les solutions soient idéales pour tirer parti de ce qui nous semble bon. C4est ce qu'on appelle je crois de la recherche - action.

  Pour les leçons, je les pratique plutôt courtes, soit comme des synthèses, soit comme des conseils elles sont reproduites sur fiches pour que l'enfant puisse relire dans ses moments personnels. En découlent des entraînements, des exercices, des tests.   C'est en faisant, c'est en se corrigeant, j'ajouterai maintenant c'est en observant, en imitant qu'on peut apprendre en tout cas c'est dans l'action et non la passivité.

C'est tout à fait ça, les leçons n'ont pas à être construites sur un modèle unique, standardisé. Elles doivent répondre aux exigences d'une situation précise.    Mais FREINET ne me semble pas avoir été trahi par ceux à qui il a beaucoup apporté.   Ma "signature", je crois qu'il ne l'aurait pas reniée non plus, mais nous n'y pensons peut être pas assez.

  Quand l'enfant s'est suffisamment entraîné, il passe uné évaluation, mais on ne retient que les réussites,

Ce qui est tout à fait normal et répond à un principe de bon sens   : on n'évalue pas un apprentissage qui n'est pas terminé. Hélas, nombreux sont les domaines où l'on procède ainsi, sous prétexte de comptes à rendre, de guidage mal compris du système : et l'on écrase ainsi des enfants qui pèseront alors négativement sur les statistiques, alors que les administrateurs rêvent d'en avoir de belles ! Mais qui dit statistiques péjoratives par raideur intellectuelle dit aussi enfants en souffrance. Le sérieux que nous accordons aux chiffres, bien légitimement d'ailleurs, ne nous en conduit pas moins à des excès regrettables

  si l évaluation est insuffisamment réussie on reprogramme avec l'enfant ou un groupe d'enfants un moment de travail et des entraînements   (sauf si la compétence dépend d'une mâturité insuffisante, on peut laisser   aussi le temps agir, avant de   la revoir ). Rien doit être figé

Vous évoquez ici sans le savoir une distinction importante faite par la PM entre remédiation rétroactive et remédiation proactive. Mais j'en ai peu parlé.

  Je vais donc faire le bilan. Il faut que je réfléchisse à la période de cycle et comment conserver leur plan de travail personnel qu'ils prennent en charge avec un plan de travail de la classe sur ces trois semaines.

Ce n'est pas très difficile, mais vous noterez quand même que nous avons sur ce point introduit une variation immortante. Pas de contrat "personnalisé". Un même contrat pour tous, mais un étayage qui permet de soutenir les progressions en leur apportant une aide personnalisée. C'est un aspect un peu gênant de votre problème. Personnaliser et individualiser l'ensignement, quoi de plus idéal, mais le risque est de flirter dangereusement passer avec les "pédagogies généreuses mais acceptantes".

Ceci étant, gardons le sens du complexe, et ne caricaturons pas cette position.

Bon courage à vous, et merci de vos messages?

M. MONOT
E-mail : magui@o... Pédagogie de Maîtrise : http://www.offratel.nc/magui/

"Nous ne vous demandons pas de répéter nos formules, mais de vous en servir pour découvrir ce que nous n'avons pas encore découvert." (Gaston BERGER)

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