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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 1998

From: Michel MONOT  <magui@xxxxxxxx.xxx>
Date: Sun Nov 22, 1998 5:40am
Subject: Pb de bilan chez JM Balança


Ta configuration de classe n'est pas simple, c'est le moins que l'on puisse dire. Du fait du bilinguisme, un horaire réduit, ce qui est évidement un inconvénient en matière du sacro-saint   "bouclage de programme", mais aussi du travail par demi-classe, ce qui peut offrir des avantages.

Le problème spécifique, pour toi, serait de mettre en cohérence tes contraintes propres avec celles de la PMEV, puisquentu as choisi de t'y frotter.

Les indications que tu nous a fournies sont suffisamment précises pour permettre de te faire des suggestions, mais avec une très grande prudence, compte tenu :

1)   des risques de mauvaise interprètation de ce que j'ai cru lire,
2)   de ce qui peut tenir à une connaissance plus précise de ton cadre horaire (place des récréations par rapport à l'ensemble par exemple),
3) de ce que représente concrètement ta situation de bilinguisme : * 3a)    cela peut être des enfants déjà "bilingues", et comme tels ayant une intelligence déjà stimulée par cet état particulier, le fait est connu; * 3b) mais cela peut être aussi des enfants en voie de devenir bilingues, baragouinant le français, et qui ont donc d'autres progrès à faire que la simple maîtrise du programme de CE1.

Quoi qu'il en soit, car je ne veux pas perdre trop de temps sur ces analyses subtiles qui ne feraient pas nécessairement beaucoup avancer le problème, quitte cependant à    y revenir ultérieurement   si tu le souhaites, je crois possible de poser déjà quelques jalons.

*****Ton BILAN*****

Simple remarque préalable concernant la formule actuelle de ton bilan, qui serait trop "plutôt correctif, même si c'est dans un sens d'esquisse de démarche" : rien à redire, et pour plusieurs raisons.

1) C'est une formule fréquente en phase de démarrage, surtout quand on sort d'une formule de classe traditionnelle : elle évoluera petit à petit, en fonction des    progrès des enfants. Pas de précipitation.

2) C'est aussi une formule qui répond aux besoins des enfants : ils ont absolument    besoin d'exemples pour comprendre, et c'est la raison pour laquelle les leçons traditionnelles y font appel, mais souvent de façon trop insuffisante, et sans se doner le temps de laisser les choses se décanter, étant tenues de se déroulet dans un cadre horaire étroit qui n'est pas très propice au jeu du "constructivisme".

3) Dans ton cas à toi, avec une maîtrise du français qui reste imparfaite sans doute, tu ne peux pas vouloir transposer intégralement toutes les indications qui ont été évoquées sur cette liste. Tes élèves de CE1 peuvent faire avec la PMEV de gros progrès, mais ils seront progressifs, et tu ne peux pas voilir réaliser toutv des suite avec les classes de Neuilly. Tu gardes néanmoins toutes ces références en tête, et c'est déjà beaucoup : un jour, peut être, elles pourront peut être de suggérer quelque chose. Quoi ? Je serais bien incapable de te le dire.

*****Ton organisation de classe*****

Il me semble que tu devrais la modifier un peu, en reprenant bien en compte les particularités de la PMEV. Dans cette "pédagogie" qui joue surtout sur une organisation particulière du temps, le coeur du système, la séquence motrice, c'est évidemment le bilan.

1) La place du bilan

Tu l'as bien compris, tu l'as placé en classe complète pour que les prises de repères et les apports de repères soient les plus intensif possibles. Une demi-classe pourrait être certes plus intime, faciliter par là la prise de parole (ce qui est une autre fonction importante de ce moment, par référence aux compétences transversales des IO) , mais cela se ferait au détriment de sa fonction principale d'échanges et prise de    repères. Je maintiens donc le bilan sur une classe complète. Mais je retiens de la remarque précédente, et tout particulièrement parce que ton contexte de bilinguisme suppose la prise en compte de cette dimension "prise de parole dans un contexte intime", qu'il y a là un paramètre particulier à prendre en compte et j'y reviendrai un peu plus loin.

2) La place du TI

Le bilan et le TI sont évidemment des phase de travail très complémentaires dans le système PMEV, mais je ne vois pas néanmoins la nécessité de le faire se dérouler en classe complète.

Bien au contraire, s'agissant d'une phase où un certain suivi peut être très utile, en dépit des réserves que j'ai formulées à ce sujet d'une manière générale, le TI serait - à mon sens -   mieux placé en demi classe. Tu le signalais d'ailleurs en fin de message à propos des corrections : tu n'y arrivais pas, ce qui serait pourtant bien utile : la bonne correction n'est en aucun cas celle que l'on fait à la maison, c'est celle qui se fait avec l'élève.

Bref, si tu ne vois pas de contre-indication majeure à cette hypothèse, déplacer le TI pourrait avoir de nombreuix avantages : appartés avec les élèves, corection plus efficace et moins lourde, etc...

Je n'ai pas pris en compte, ici, la faisabilité de ce transfert, qui pourrait se heurter à un problème de grille. Certes, nous jouons généralement, dans nos conditions à nous, sur une structure TI / Récration / BIlan, qui nous semble très logique, mais qui n'a rien d'impératif, et je crois avoir précisé que certains maîtres place un autre bilan en entrée de classe le matin pour différentes raisons mais qui sont tout aussi payantes : rien de gratuit en PMEV, sauf les conseils bien sûr. Donc, pas de rigidité sur ce point, d'autant qu'il ne faut pas oublier un point important : si le bilan suit le TI, il précède le TI du lendemain qui se nourrit pourrait on dire du bilan de la veille.

Mais les modifications que tu pourrais éventiellement envisager vont se répercuter sur le reste de ta grille. Il faut donc envisager tout cela "globalement", en essayant de prévenir les éventuels "effets pervers" mais en guettant tout aussi bien la "bonne occase". Tu me vois sans doute venir avec mes    gros sabots systémiques, le coup des "fusées à étages" ou le plus modeste tour de main des chasseurs qui font d'une pierre deux coups.

3)   Le reste

Tu aimes les maths et tu as raison. Tu veux garder ton Ermel et tu as raison. Mais pourquoi, justement, ne pas lisser cela sur les demi-classes. Tu y as d'ailleurs pensé, mais je crois que cela s'impose en effet : pas tellement pour les maths, mais pour la fonction "prise de parole dans un contexte intime" dont ta classe bilingue a plus besoin qu'une autre. Je crois que tu as là une excellenete occasion de "faire d'une pierre deux coups" : des maths dans un   contexte plus confortable, ce qui ne nuira en rien, et des occasions de prise de parole qui seront les bienvenues, avec moins de "bruit".

Je ne vais pas aller beaucoup plus loin car j'ai une crainte : que mon échafaudage branlant ne s'effondre si j'ai perdu de vue un détail, même un détail infime. J'aurais alors bossé pour rien.

Alors juste deux ou trois petites choses pour que tu saches que j'ai bien lu ton message, in petto mais in extenso néanmoins :

* le manuel en mains lors du bilan, à bien y réfléchir, ce n'est pas bon : les enfants ont certes la référence sous les yeux, mais apprendre se fait sur des    images mentales en grande partie. Nous travaillons nous sur une trace écrite au tableau, mais si De la Garanderie passait par là, ils nous dirait : faites leur fermer les yeux et dites leur de voir ça dans leur tête. En fait, la trace écrite est nécessaire pour pouvoir savoir de quoi on parle, mais il faut aussi arriver à s'en détacher. Il faut toujours revenir au concret, mais pour en sortir, disaient de vieux maîtres.

* l'expression écrite : comme le couple TI / Bilan, elle peut sans doute se couper en deux. On peut écrire en demi-classe, et entendre les productions en classe complète. Mais on peut aussi faire la séance complère dans l'une ou l'autre des deux configurations. Comme il ne s'agit pas ici à proprement parler du programme à assimiler, même si nous jouons avec l'effet vicariant, je la verrais plutôt en demi-classe, un peu pour les mêmes raisons que celles évoquées à propos de Ermel, et si toutefois ton problème est bien de dégager du temps pour le travail en classe complète.

* problèmes de lecture de consigne : si, dans le cas général, je conseille de ne pas simplifier les consignes, en jouant plutôt sur le fait que le bon élève de service va franchir l'obstacle et en faire profiter les copains, je crois aussi qu'il ne faut pas sousestimer les difficultés propres d'une classe bilingue en particulier au CE1. Je ne sais pas comment tu confectionnes tes fiches, mais je sais que les maîtres des classes un peu plus difficiles n'hésitaient pas, en couper-coller, à réécrire la consigne. Je pense dailleurs que même en procédant ainsi, tu aurais encore quelques problèmes de ce côté là, et que l'essentiel est ici l'exercice à faire. Tes enfants sont encore jeunes, ils ont du   temps devant eux pour parfaire leur maîtrise de la langue. Tu n'es pas en France et tu as moins d'heures de classe. Autant de raisons qui valent "circonstances atténuantes".

J'ai laissé des blancs dans ma réponse. Mieux vaut faire déjà le point sur ces quelques éléments. Je n'ai pas le temps de me relire, pardon pour les bourdes.

Bon courage.

M. MONOT
E-mail : magui@o... Pédagogie de Maîtrise : http://www.offratel.nc/magui/

"Nous ne vous demandons pas de répéter nos formules, mais de vous en servir pour découvrir ce que nous n'avons pas encore découvert." (Gaston BERGER)

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