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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 1998

From: Michel MONOT  <magui@xxxxxxxx.xxx>
Date: Sat Nov 21, 1998 8:04pm
Subject: Re: informations


Intro réponse

S'il est bon de tronquer au mieux les messages auxquels on répond, pour ne pas surcharger la liste et pour en simplifier la lecture, je crois aussi qu'il faudrait, pour faciliter les repérages, garder quand même les coordonnées du message d'origine.

Dans celui ci, je reconnais ma prose, mais c'est déjà moins évident pour l'autre message de François qui se réfère pourtant à un message auquel j'avais répondu.

J'ai des noms en tête, mais pas les visages correspondants, et cela gène certains aspects de la mémorisation.

Par ailleurs, le quantitatif nuit aussi sur   ce plan au qualitatif. Le travail à la chaine, c'est pas l'idéal.

-----Message d'origine-----
De : Chabot François chabotf@g... À : pedagogie-maitrise@onelist.com pedagogie-maitrise@onelist.com Date : dimanche 22 novembre 1998 03:05 Objet : [pedagogie-maitrise] Re: informations

From: "François CHABOT" chabotf@g...

François CHABOT a écrit :

L'important, c'est de laisser les enfants choisir leur travail et lorsqu'un problème se présente, le bilan les aidera à comprendre grâce à l'interaction en élève

Nos deux langues ne sont plus présentement strictement superposables. Alors je précise ou rappelle ceci à propos du parti pris "laisser les enfants choisir leur travail", qui est très important   mais que les gens qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ne sentent pas, ou qu'ils ne peuvent pas sentir car cela fait "démago", et plus dangereusement encore républicain.

1) Les enfants aiment pouvoir choisir. C'est déjà une raison   pour leur accorder ce plaisir,   dans un contexte qui reste un contexte d'effort, de travail : fatigant donc. Mais leur laisser cette liberté est-il bien sage ? FREINET avait précisé : même si ce choix n'est pas avantageux pour eux, ce qui paraitra bien irresponsable. Le point suivant précise notre position en PMEV, par référence à la construction ou à l'apprentussage du "métier d'élève"

2) Laisser l'enfant choisir sa fiche implique pour lui l'obligation d'analyser les fiches pour retenir celles qu'il sent à sa portée. Laisser choisir vaut donc situation d'entraînement à l'analyse, construction d'une compétence particulière qui est très caractéristique des bons élèves. Elle n'est pas mentionnée dans les IO françaises en tant que telle, sauf erreur, mais suffisamment importante pour être privilégiée.

Je trouve le nombre peu suffisant. Je ne sais si je me trompe, mais est-ce que l'enfant aura suffisamment de travail pour pratiquer adéquatement son objectif ? Je devrai le tester pour réellement le réaliser.

45, c'est pourtant déjà pas mal. Au delà, les maîtres ont du mal a tout garder en tête de façon précise, et c'est d'ailleurs l'une des raisons de cette limitation, qui reste de toute façon une suggestion. Nous ne vous demandons pas ..etc ...

De plus, si le maître estime que la notion sur laquelle il a travaillé mérite d'être consolidée un peu, il ne manque pas de moyens pour le faire : leçon spéciale, réinjection de fiches dans la période suivante ou un peu plus tard, par exemple.

Par ailleurs, nos programmes, en France du moins, ont tendance à revenir toujours sur les mêmes questions, ce qui offre des garanties de bonne assimilation.

Tester ? Oui, bien sûr, mais sans oublier qu'on n'évalue pas un apprentissage en train de se faire. Obtenir un résultat négatif, cela va inciter à remettre la gomme, ce que faisaient les inventeurs de la PM, les américains, sur lesquels on manque un peu de détails. Les Suisses avaient déjà flairé le danger et l'avaient souligné: ils distinguaient la remédiation normale, rétroactive, qui remet la gomme, de la remédiation pro-active : en simplifiant, on laisse tomber et on verra plus tard, car à force de saucissonner les objectifs à la Descartes on perd un peu de vue l'ensemble, où tout se tient peu ou prou.

C'est aussi ce que fait la PMEV, qui entend détendre la classe et éviter à tout prix les crispations.

Comme je viens de répondre à un collègue qui me proposait des solutions, il ne faut pas oublier que dans une classe, il y a des élèves en difficulté, d'autres qui réussissent et nos petits intellos qui en demandent toujours plus. Notre rôle, c'est de les faire cheminer selon leur désir et leur capacité. Que propose la PM ?

La PM ? Rien. Elle s'est plantée. Je ne la connais plus : je conserve son nom cependant car elle a quand   même exploré un bon bout de chemin et que j'entends être intellectuellement honnête. La PMEV oui, propose quelque chose. Je la connais pour l'avoir baptisée, seulement baptisée pour qu'elle ait droit à un nom, mais sa conception résulte d'une partie carrée américano-franco-helveto-canadienne qui peut heurter les bien-pensants de chaque pays. Bien pensant ou non, tu dois savoir qu'un de tes compatriotes, BANDURA, a proposé des choses qui nous ont beaucoup servi pour avancer, et suggéré par ailleurs à REUCHLIN de revenir un peu en arrière pour sortir un peu de l'ornière ou il semble que notre mammouth soit enlisé. La   PMEV propose, en gros, pour que nos petits intellos ne fassent pas les frais de nos tenaces ambitions égalitaires et fraternitaires, pour que nos Mademoiselle Marielle en finissent avec leurs caprices, bref pour rçgler quasiment tous nos problèmes, que nos très insuffisantes 45 fiches communes baignent pour le meilleur et pour le pire dans un océan de culturel. Il en est question sur mon site, auquel je te renvoie.

Bienvenue dans nos discussions, François.

Amicalement à tous.

M. MONOT
E-mail : magui@o... Pédagogie de Maîtrise : http://www.offratel.nc/magui/

"Nous ne vous demandons pas de répéter nos formules, mais de vous en servir pour découvrir ce que nous n'avons pas encore découvert." (Gaston BERGER)

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