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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 1998

From: C&N.Berger  <nathanael.berger@xxxxxxx.xxx>
Date: Wed Nov 18, 1998 9:34pm
Subject: Compétences et cycles


Bonjour,

Xavier a écrit:
<< L'intérêt du bilan est de faire interagir des enfants affrontant leur apprentissage autour d'une même compétence, dans une zone proximale de développement assez proche. >>

Entièrement d'accord. Mais le problème est de définir cette zone proximale de développement. Je pense que la disparité des capacités des élèves ne permet pas de faire des "groupes d'âge". Il faudrait plutôt faire des groupes de niveaux, mais autant de groupes que de compétences visées car à chaque fois pour un même élève, les capacités sont variables.

Xavier a écrit:
<< Si l'important est justement comme tu le dis "ce qu'ils ont dans leur tête", tu dois t'apercevoir rapidement que leur construction des apprentissages est très différente d'un enfant à un autre, et que ton rôle en tant qu'enseignant est justement de gérer cette hétérogénéité, en apportant aux enfants en difficulté des approches différentes, ce qui va à l'encontre de ta phrase :"Donc à mon avis, pour tous la même chose, ni plus ni moins".>>

Comme le dit JP Jourdan, proposer à tous la même chose ne dit pas qu'on attend de tous la même chose. Il y a les différentes aides possibles, les résultats aussi. Un exercice raté ne signifie pas que l'enfant n'a rien appris. S'il lui reste trois ans de cycle, ce n'est pas forcément inquiétant, mais si c'est sa dernière année, un peu plus.

Xavier a écrit:
<< L'intérêt premier de cette pédagogie de maîtrise à effet vicariant, pour moi, est d'être présent dans les apprentissages au moment des travaux individuels (première évaluation), du bilan ( deuxième évaluation) et d'apporter, au besoin, et de diverses manières, y compris indirectement (bilan) l'aide dont les enfants ont besoin, au moment où ils en ont besoin, selon leur rythme d'acquisition, dans une période de 3 semaines à l'issue de laquelle donc j'ai d'énormes chances que les compétences abordées soient acquises par la grande majorité.>>

Oui, mais doit-on exiger que les compétences soient acquises en fin de période de 3 semaines? Je ne pense pas, mais plutôt en fin de cycle (ce qui revient au même pour les CM2 mais pas pour les CE2).

J'ai écrit:
<<...revenir à trois niveaux distincts, en établissant des fiches pour les CE2, d'autres pour les CM1, d'autres encore pour les CM2, même si je peux garder un tronc commun.>>

Michel a répondu:
<<Ce serait évidemment contraire à la notion de cycles, contraire surtout à la version un peu bureaucratique que l'on en rencontre parfois, tout en correspondant à la réalité des faits. La notion de cycles n'est pas aussi évidente que cela à traduire en pratique.>>

Je ne suis pas sûr que la réalité des faits soit celle de trois niveaux distincts. Si on prend la moyenne des taux de réussite, bien sûr. Mais je le répète: je vois que certains CE2 ont de plus grandes capacités que certains CM2 dans un domaine précis. Chaque enfant a ses points forts et ses points faibles, et il arrive souvent que les points faibles des plus grands soient en dessous des points forts des plus petits.    Il y a recouvrement, sur plusieurs années semble-t-il. Mais il faudrait pouvoir le quantifier...personne n'a un chercheur sous la main? ;-)

Michel a écrit:
<<Si on décante, à partir de tous les problèmes que tu soulèves, on pourrait imaginer, dans ton cas précis et pour rester dans une pédagogie à visage humain : Des fiches niveau CE2 copieuses, complétées dans chaque cas d'une ou deux percées sur les niveaux supérieurs. Les percées seraient obligatoire pour les élèves des niveaux concernés, qui pourraient facultativement venir se restaurer dans le lot des fiches de CE2. A leur initiative bien sûr, mais sous le contrôle du maître il va sans dire. Les CE2 se contenteraient de leur niveau, sans qu'il leur soit interdit de jouer de temps à autre dans la cour des grands. Le dispositif peut paraître complexe à l'exposé, mais il me semble relever d'une organisation pratique assez simple à gérer dans le cadre de la période 3S. Précision qui me paraît indispensable à la lecture du casse tête de Nathanael : réduire le nombre de compétences visées, pour obtenir des passages au bilan plus nombreux pour chaque fiche.>>

C'est à peu près qui se passe actuellement si j'ai bien compris ce que tu as écrit: des fiches de niveau CE2, d'autres de niveau CM1, d'autres encores de niveau CM2. Chacun commence par son niveau mais peu déborder sur les autres.   Mes fiches, en outre, visent une même compétence, qui est une compétence de cycle. Mais actuellement, les niveaux ne sont pas visibles directement sur les fiches. A savoir qu'une fiche de CE2 ne comporte pas l'indication CE2. J'avais souhaité cela pour ne pas affronter le problème que soulevait Xavier, à savoir que les grands ne voudraient pas faire les exercices des petits. Pour la prochaine période, je vais sans doute alors indiquer le niveau des fiches, et multiplier celles-ci. Ce n'est pas figé, bien sûr, mais la prochaine, c'est lundi et il faut bien bosser un peu ;-).

Afin de clarifier quelque peu les choses et de mieux cerner le problème,    parce que les mots (compétences...) ne veulent pas forcément dire exactement la même chose pour tous, je vais envoyé deux autres mails (pas ce soir), un avec des exemples de fiches et de programmation par compétences (ca risque d'être un peu brouillon, car je vais faire des copier coller) l'autre sera une description de ma grille de suivi et de bilan, grâce à laquelle je peux faire une étude précise des différents cas d'élèves .

Merci de vos remarques et à bientôt.

Au fait, le sondage: 14 réponses, j'ai fait le 15ème ;-)

Nathanael Berger
Enseignant Cycle III

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