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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 1998

From: xavier.marciniak  <Xavier.Marciniak@xxxxxxx.xxx>
Date: Tue Nov 17, 1998 8:36pm
Subject: re que faire des cas

-----Message d'origine-----
De : Chris. Mathieu cmathi02@c... Avez-vous des cas ? Comment les traitez-vous ?

Oui, j'en ai.

4 enfants qui n'accrochaient pas au bilan, ramaient dans leur travail individuel, perturbaient la classe.
J'ai décidé très tôt que ces enfants travailleraient en binômes, y compris pour le bilan. Je leur ai expliqué comment choisir une fiche de travail ou un exercice, les ai aidés au choix (au départ une fiche facile), ai assisté aux échanges dans les binômes, leur expliquant que tel point difficile pouvait être abordé au bilan. J'ai ensuite encouragé ces enfants à participer aux bilans, en leur rappelant qu'ils avaient rencontré des difficultés. Ils se sont lancés, ont confronté leurs difficultés à celle des autres, se sont rendus compte qu'ils n'étaient pas seuls parfois à ramer. Depuis, ils demandent systématiquement à participer au bilan. J'ai de plus supprimé à leur grande surprise les fiches autocorrectives en math qui faussaient totalement les moments de bilan. Dans les séances qui se succèdent, non seulement nous faisons au départ un court bilan, mais dans le moment de travail individuel, je leur rappelle les phases des bilans précédents qui peuvent les aider. En fait, le problème est là : non seulement ils ont du mal (ce qui est normal) à se rendre compte qu'ils font un exercice différent sur la même compétence mais en plus ils ont beaucoup de difficulté à réinvestir les acquis encore trop fragiles des séances précédentes. Ce rôle de guide leur permet en fait de ne pas considérer "intuitivement" un nouveau travail comme une nouvelle compétence à acquérir, face à laquelle ils seront encore en difficulté.

La période 3 semaines les rassure. Ce matin nous avons un passé un test d'évaluation en numération, les résultats sont assez exceptionnels.

En gros, j'ai obtenu une nette amélioration en : -acceptant que ces enfants travaillent en binômes que je supervisais discrètement - en me débrouillant pour qu'ils prennent une part active au bilan démarche d'encouragement en amont)

  Ai-je une chance dans cette voie ? J'ai l'impression de les laisser tomber.

Je ne pense pas non plus que la PM soit un remède miracle et universel. Il m'arrive de prendre ces enfants à part pour tenter avec eux une autre approche d'apprentissage si je me rends compte que les pré-requis que je pensais présents ne le sont pas, où si la démarche d'apprentissage ne "prend pas".

  Ils leur ont expliqué les différentes fiches faciles, mais il m'a fallu leur faire répéter plusieurs fois les paroles des autres (pour être sûre qu'ils les aient entendues).

Es-tu sûr que cela soit le but ?
Personnellement, dans les bilans que nous menons, une fiche n'est jamais "expliquée" ou corrigée en entier. Un enfant vient et dit : "je n'ai rien compris à cette fiche !" Il écrit alors au tableau l'exemple donné par la fiche (fiche PEMF). Un autre enfant se propose pour expliquer l'exemple, puis un autre si cela reste flou, et ainsi de suite. Moi-même j'adore jouer au grand naïf dans ce cas-là. Si l'enfant en difficulté a compris, il essaie alors de résoudre un des exercices de la fiche (verso). au tableau. Au besoin, il appelle à l'aide un autre enfant. Il arrive même qu'il en appelle plusieurs si c'est un problème et chacun se met à travailler sur un coin du tableau. (on rejoint le bilan des situations de recherche)

Ces situations sont passionnantes : personne ne détient la vérité et tout le monde la construit. Parfois même ceux qui se montraient les plus à l'aise dans les moments individuels ont de surprises. Une fois qu'elle me semble suffisamment construite (après 2 ou 3 bilans), il ne reste plus qu'à construire la leçon, ce que nous faisons ensemble.

Fais attention à ne pas coller une étiquette à ces enfants en difficulté, sans le vouloir. S'ils sont constamment assistés dans les bilans, ils vont vite comprendre que cela ne les regarde pas, ne les concerne pas. Montre-leur que le bilan n'est pas un "moment de vérité", mais un moment où celle-ci peut se construire. En les aidant en amont au départ, ils y joueront alors un rôle actif.

Amicalement


Xavier Marciniak I Xavier.Marciniak@a... --ICQ 13404099 Les Gamins de Leclerc I Gamins.Leclercq@a... http://www.ac-versailles.fr/etabliss/Leclerc

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