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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 1998

From: Michel MONOT  <magui@xxxxxxxx.xxx>
Date: Sat Nov 14, 1998 9:43pm
Subject: Re: manuels & découverte de notions
 
From: "Jean Michel Balanca" jmbalanca@a...

Je voudrais intervenir sur :

1 les manuels.
2 la découverte d'une notion.


1 Je pratique, par héritage, le travail dans des manuels. Peu de fiches. Deux avantages :
a) tout le monde sait de quoi on parle au moment du bilan, car tout le monde a sous les yeux la référence

Ce n'est évidemment pas le cas chez chez nous, et il peut ariver, surtout lors des tous premiers bilans, que certains élèves n'aient même pas eu l'occasion d'entrevoir la fiche dont il est question, ou qu'ils l'aient aussitôt reposée. Ils ne savent pas de quoi on parle, mais ils vont l'apprendre. Car on corrige l'inconvénient souligné par Jean Michel en inscrivant au tableau un exemple ou deux ou parfois une règle. Cela se fait généralement pendant la récréation qui précède le moment de bilan. Et cela conduit alors l'enfant qui présente sa fiche à jouer à faire la classe, d'une certaine manière, ce qui n'est pas en soi mauvais : cela tient un peu du jeu de rôle et donne de l'assurance. Cette première approche permet de dégrossir la difficulté, et l'enfant qui va prendre la fiche ultérieurement sans l'avoir jamais eu sous les yeux auparavant saura déjà néanmoins de quoi il retourne. Le moment de bilan, pour lui, dans ce cas, aura servi d'amorce.

b) tout le monde choisit vraiment son travail, ce qui me semble difficile avec deux jeux de fiches pour une classe. Ou alors expliquez moi...

D'autant plus difficile même qu'il peut très bien n'y avoir qu'un jeu de fiches portant sur le programme obligatoire, d'autres fiches étant disponibles en option libre.

Il est vrai qu'avec le livre, l'enfant peur passer en revue tous les exercices avant de choisir. Dans notre système, ce n'est pas le cas : le verbe choisir n'est donc pas adapté, ou pas tout à fait.

Disons pour faire vite qu'il passe en revue quelques fiches et qu'il s'arrête quand ça fait tilt. Dire donc   qu'il "opte pour" plutôt qu'il ne choisit.    Alors qu'il pourrait tout aussi bien choisir à cet instant d'aller apprendre un poême, ou écouter une K7 d'anglais, ou même passer un moment au coin lecture. Autant d'options qui peuvent varier considérablement d'une classe à l'autre, selon le niveau des élèves et le profil du maître.

Je ne rencontre pas les difficultés dont Michel Monot parle, par rapport au repérage des enfants. Sans doute parce qu'on a trois livres, c'est tout , et qu'ils sont structurés de façon assez répétitive... Je ne vois pas de perte de temps.

Il n'y a certainement pas de perte de temps en effet et les livres dont dispose Jean Michel sont surement de bons livres, comme il en existe d'ailleurs beaucoup.

Mais je crois que cette dernière remarque éclaire ce qui précède et plus généralement le problème posé ici, qui tient à l'environnement scolaire. Ce que je sais du recrutement de l'école française de Quitto dont Jean Michel m'avait un peu parlé, ne correspond pas tout à fait à celui qui est le notre.

Bien que généralement assez nettement francophones, nos élèves sont d'origine plus modeste ou parfois très modeste. De plus, je l'avais dit, nous avions commencé notre approche pour répondre à un problème limité mais sérieux de déscolarisation, qui n'affectait pas les couches les plus favorisées, mais qu'il fallait   traiter en tant que tel.

Sur un Territoire où le coût du transport multiplie au moins par deux le prix des objets importés, et donc les livres et les journaux, l'écrit n'est pas toujours présent dans tous les foyers. Ceci explique la difficulté que peuvent ou pouvaient avoir certains élèves à manipuler les livres, surtout au retour d'une période de scolarisation très "en pointillé".

Cela imposait dans bien des cas le système des fiches, souvent même au départ de fiches délibérément très courtes, pour qu'une réussite plus rapide puisse motiver l'enfant à rebondir sur une autre : détail, mais qui a eu son importance au début.

Le système permettait aussi aux maîtres, ou à certains maîtres,   de ne pas se sentir prisonnier d'un manuel, de pouvoir emprunter à diverses sources y compris para-scolaires. Voir sur le site ce que dit le sociologue Perrenoud des raisons qui permettent aux maîtres de tenir face aux contraintes d'un métier qui peut devenir monotone.

Défaut : l'envers des avantages liés à la pratique du cahier du jour telle quelle a été défendue par MMonot.

Ce n'est pas très grave à mon sens.

2 Est-il interdit qu'une notion apparaisse dans un exercice du plan de travail sans présentation préalable de façon frontale. Je répondrais que non...puisqu'il y a le bilan. Qu'en pensez vous?

Comme vous. Le bilan peut prendre un instant la forme d'une leçon, et il prend souvent la forme d'un rappel de leçon fait par l'enfant présentateur, ce qui n'est pas mauvais du tout pour la consolidation des acquis. Et la leçon du maître, elle, va souvent prendre la forme d'une leçon de mise au point, de synthèse, de mise en perspective, etc..

En conclusion :

1) Chacun adapte la méthode a son cas, à ses élèves, à son environnement, etc.. à ses besoins à lui ? à ses "dadas" ? Peut être. Je l'ai dit à propos des leçons. Les maîtres ont été formés à faire des leçons, et certains aiment ça : ils aiment encore plus quand la classe "améliorée par la PMEV" répond encore mieux qu'avant. Je crois qu'un colistier a déjà remarqué cela - vous êtes "rapides" - et excusez moi de ne pas me risquer à me tromper encore dans les prénoms   des uns ou des autres.

2) Avec l'option livre de Jean Michel, on a une tonalité peut être plus "scolaire" : ce peut être important avec certains parents, par exemple dans les communautés de français à l'étranger ou l'on échange beaucoup de papotages autour d'une tasse de   thé.

Notre option fait peut être moins scolaire, mais ce n'est pas un parti pris en tant que tel. Il faut déscolariser l'école disent certains, ce qui peut être ambigu : les vues de Pennac sur la lecture iraient dans ce sens et je les partage; mais d'autres sont plus contestables, qui vont jusqu'à une mise en cause de l'école en tant que telle. Ce peut être bon pour la réflexion "théorique", mais je suis assez partisan pour ma part de pratiques qui vont peut   être faire un détour par la théorie mais pour bien revenir sur terre ensuite.

De même, si nous pouvons avoir tendance à donner aux enfants le pouvoir de jouer momentannément au maître, comme je l'indiquais à propos du bilan, ce n'est aucunement en raison d'option anarchisantes...

Merci à Jean Michel pour son apport toujours constructif et relativisant. Il est bon - nécessaire même - que nous abordions   nos problèmes avec le sens du relatif et de la complexité des choses. Les seuls "invariants" de la PMEV pourraient peut être se réduire, au fond, à deux choses : le bilan et la période longue de deux ou trois semaines. Le reste peut varier en fonction du contexte ou de l'air du temps.

Bonne fin de week end.

MM

M. MONOT
E-mail : magui@o... Pédagogie de Maîtrise : http://www.offratel.nc/magui/

"Nous ne vous demandons pas de répéter nos formules, mais de vous en servir pour découvrir ce que nous n'avons pas encore découvert." (Gaston BERGER)

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